Paros

L’île cycladique par excellence

La mythologie grecque, attribue la création des Cyclades au dieu Neptune. Le puissant dieu de la mer aurait transformé les nymphes des Cyclades en îles après une mémorable colère.

Certaines légendes prétendent que les îles des Cyclades ont été dispersées en cercle tout autour de l’île sacrée de Délos à cause des vents impétueux qui contraignent les bateaux à tourner en rond.

L’île de Paros a été habitée dès la période néoclassique (4000 avant J-C. Vers 2000 avant J-C elle se rallie à la Crète minoenne. Elle a ainsi été nommée Minois ou Minoa et fût considérée, à l’époque comme le centre de la culture Cycladique.

En 1100 avant J-C un groupe d’Arcadiens avec à sa tête Paro s’installera sur l’île qui est alors baptisée du nom leur chef. Une grande partie de sa prospérité provient du marbre, utilisé pour réaliser d’importantes sculptures et temples dans l’antiquité.

Après la Guerre contre les Perses, Paros a appartenu à l’Alliance d’Athènes, elle est restée neutre pendant la guerre du Péloponnèse. Elle s’est inclinée face aux Macédoniens, à Ptolémée et enfin aux Romains.

Pendant la période Byzantine, elle est tombée dans l’oubli, sous la loi de bandes de pirates. Au 13ème siècle, elle est tombée dans le giron vénitien. En 1537, mise à sac par Barberousse elle a subi la plus grande destruction de son histoire. C’est dans ce contexte que Paros tombera sous la domination Turque en 1560 jusqu’à son déclin complet. Tout au long de son histoire Paros a excellé dans les arts et les lettres avec des sculpteurs, peintres, poètes et philosophes.

Un de ses plus célèbres poètes fût Archilochus. Le marbre de Paros, a été utilisé par les plus grands sculpteurs de l’antiquité, auteurs de la Vénus de Milo, de la statue de la déesse Athéna à Egine, des frontons de temples, stèles, du cavalier dans l’Acropole d’Athènes, ou de la colonne d’épitaphe à Amorgos et tant d’autres encore.

Paros, île cycladique par excellence est donc le résultat du pétrissage des hommes de la terre, des vents, de la pierre est de la mer sous la force du temps et des dieux grecs.

Il y a, dans chaque recoin de l’île cette discrète et vibrante énergie qui nourrit le visiteur d’une plénitude émotionnelle et quasi charnelle qui invite à prolonger son séjour sur cette terre élue.

Marcher au travers d’un village traditionnel des Cyclades donne l’impression de progresser dans un labyrinthe, un dédale envoûtant et rassurant. Les ruelles étroites, les pavés les façades blanchies et irrégulières des maisons et des églises sont éblouissantes dans le grand bleu de la mer Égée.

Les maisons traditionnelles de Paros n’ont qu’un ou deux étages avec, le plus souvent, un escalier extérieur en pierre, qui souligne la symphonie des couleurs des murs, portes et volets et des toitures en dôme ou plates. Lorsque le bateau accoste à Paroikia, on découvre un vieux bourg plein de charme, qui tend ses nombreuses ruelles pittoresques comme autant de bras ouverts. Aux abords du Kastro, construction Vénitienne du 13e siècle, on s’engouffre avec délice dans un merveilleux labyrinthe bleu et blanc. L’église Panagia Ekatondapiliani est l’une des dernières basiliques paléochrétiennes encore visibles en Grèce.

Naoussa, petit port de pêche du Nord de l’île est une carte postale. Caïques de pêcheurs, petites tavernes au bord de l’eau, ruelles blanches, rien n’y manque.

Parler de Paros c’est aussi dire combien ses plages sont variées et accessibles. Cette île-montagne lèche la mer sur tout son littoral, ce qui permet un tour complet en découvrant à chaque fois, ici une plage de sable fin, là une crique intime aux airs de début du monde. Ou encore de prendre dans une taverne au bord de l’eau, un repas plein des saveurs grecques tout droit venues de la mer qu’on admire à quelques mètres de sa table. Les amoureux des plages iront de découverte en découverte dans un bonheur sans limite.

La région de Pisso Livadi regorge des jolies plages si caractéristiques de l’île. Ce port est moins grouillant que ceux de Paroikia et de Naoussa. L’ambiance y est plus familiale. Pisso Livadi est à côté de Logaras, village bordé par une belle plage soulignée rangées de tamaris. De nombreux petits hôtels vous permettent de profiter de ce petit paradis dans un confort simple et généreux.

Lefkes est, de l’avis général, le plus beau village de l’île, situé sur les hauteurs en position défensive et stratégique au temps de la piraterie. Il fut longtemps la capitale de Paros. Mieux encore, on peut monter jusqu’au moulin de Lefkes et jouer à nouveau le rôle d’un chevalier sous l’envoûtante ligne musicale d’un bouzouki lointain…

Le visiteur alterne les randonnées et les journées sur les magnifiques plages. Chacune a une personnalité propre et en commun des eaux bleues, turquoise, transparentes et limpides qui agissent comme un bain de jouvence et comme un miroir de l’âme.

Que faire ensuite sinon que rêver d’y retourner ou d’y demeurer en embarquant dans un grand voyage immobile dans le bleu des jours…

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