Kypseli – Κυψέλη

La ruche d’Athènes

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Kypseli Athènes
Kypseli

Kypseli est un quartier que l’on considère encore comme faisant partie du centre d’Athènes. Fort d’une population d’environ 50 000 habitants, le secteur possède un dynamisme particulier tant sur le plan économique que social.
Kypseli est délimité par l’avenue Patission qui offre, dans sa rectitude, une vue intéressante du Parthénon qui semble porter un regard bienveillant sur cette partie de la ville. La colline de Tourkovounia marque la limite est, la municipalité de Galatsi, quant à elle, forme la frontière nord et le parc Pedion Areos constitue la limite sud. Cet îlot bien particulier de la capitale grecque est encore qualifié de « petit Saint Germain » par les anciens du quartier maintenant devenu, en toute discrétion et art de vivre, l’un des plus cosmopolites où beaucoup de Français et d’Anglais se plaisent à résider.

Athènes centre ville
Place à Kypseli

C’est peut-être en raison de la présence d’un réseau commercial dense, mais aussi d’une offre culturelle attractive puisque le quartier dispose de plusieurs théâtres et cinémas de renom. Il n’est pas rare de croiser, çà et là, des figures connues de la littérature, des arts et du spectacle au détour d’une rue ou à la terrasse des cafés.
Le quartier s’enrichit des extensions de Nea Kypseli, plus bourgeois et résidentiel et de Apo Kypseli, qui borde le parc Attiko. Sur tout son territoire, le quartier est assez vert car, nonobstant d’importants parcs urbains, nombre de rues sont encore bordées d’arbres qui apportent paix et fraîcheur au milieu d’une architecture en blocs qui est une constante athénienne.

C’est certainement un héritage du caractère rural de ce quartier qui a prévalu jusqu’en 1910. A l’époque, Kypseli était partagé entre domaines et maisons de campagne. Nombre de personnages célèbres de l’histoire grecque ont habité ce Kypseli campagnard comme Constantine Kanaris. S’agit-il d’une prédisposition ou d’un hasard, mais l’ancien premier ministre Alexis Tsipras est, lui aussi, un habitant de Kypseli.
En visitant le quartier, on comprendra que le développement urbain de Kypseli initié dans les années 1930 avec la construction de maisons familiales et des premiers immeubles d’appartements modernes a donné le ton de la future réforme urbaine d’Athènes. Le développement d’immeubles d’appartements est contemporain des constructions du quartier chic de Kolonaki et d’autres quartiers centraux. Beaucoup de maisons construites dans un style néoclassique ou éclectique, à partir des années 1930, ont été sacrifiées. Néanmoins, il reste une proportion plus importante de constructions anciennes qui contribuent, encore aujourd’hui, à préserver l’esprit tranquille du Kypseli d’autrefois.

Fokionos
Fokionos Negri

Si la conception des maisons et des immeubles d’appartements récents a manifestement été influencée par les tendances internationales comme le modernisme, le Bauhaus et l’Art Déco, il y a une forme de permanence d’un « chic » à la grecque bien visible dans nombre d’immeubles aux vastes entrées de marbre.

En 1937, le dictateur Ioannis Metaxas inaugura le marché municipal de Kypseli dans la rue Fokionos Negri, conçu par l’architecte Alexandros Metaxas. Les nombreux magasins ont fait de Kypseli un quartier commerçant et dynamique.
Aujourd’hui, le marché municipal est devenu un lieu d’accueil et de culture où de nombreuses associations offrent des services à la population et aux étrangers. La rue Fokionos Negri est maintenant une vaste esplanade verte et ombragée réservée aux piétons et parsemée de restaurants, cafés et magasins.

À partir des années 1980, de nombreux habitants de Kypseli se sont installés dans la banlieue nord d’Athènes et, peu à peu, des immigrants ont commencé à utiliser les appartements en sous-sols et les petits appartements qui constituaient des logements à bas prix. En conséquence, la valeur des biens immobiliers a diminué même si les appartements de grande standing situés rue Fokionos Negri peuvent être vendus à des prix plus élevés que partout ailleurs dans le quartier. Malgré tout, les résidents issus de l’immigration se sont admirablement intégrés et participent activement à la vie commerciale du quartier.
On ne trouvera pas de sites archéologiques, pas de musées célèbres, pas de grands magasins et vraiment aucune raison touristique de visiter Kypseli dans les guides de voyage. Kypseli appartient à ceux qui y vivent et y travaillent. Le nom de Kypseli se traduirait par le mot «ruches». Bien longtemps après le passé rural du quartier, aujourd’hui, les immeubles rectilignes de cinq ou six étages, bien alignés, ressemblent alors à autant de ruches aux terrasses richement végétalisées. 

Avec le temps, qui habiterait Kypseli comprendrait que c’est le lieu idéal pour vivre à la grecque dans Athènes, proche du centre, loin des touristes et au cœur d’une vraie culture de quartier. On trouverait également les petits trésors de tous les jours avec le plaisir d’un verre en terrasse sur la place Saint Georges par exemple, ou en découvrant, au fil des jours, là, un petit commerce qui perdure depuis le début du 20ème siècle, là une boutique pleine de charme, ici, un atelier d’artisan, et à chaque promenade une rue qui semblait banale et qui livre soudain une petite pépite de bien-être dans la ville.

Même si les loyers ont globalement augmenté dans tout Athènes, Kypseli reste un quartier encore abordable et le prix des habitations reste à la portée de tous. Sans aucun doute, les citadins amoureux de l’esprit d’un village au cœur de la ville trouveront toujours un endroit pour leur plaire à Kypseli. 
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